Kermesse d'Hiver 2020

Rendez-vous le 16 février 2020 pour la 1ère kermesse de l'année

 

 

 

Assemblées de la Parole de Dieu

Par un motu proprio publié le 30 septembre dernier, le Pape François a institué un Dimanche de la Parole de Dieu.

Le Saint Père écrit : «J’établis que le 3eDimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu». Le 3e dimanche du Temps Ordinaire tombe le week-end prochain, samedi 25 et dimanche 26 janvier. L’initiative du pape a pour but d’encourager les croyants à une plus grande familiarité avec la Parole de Dieu, afin, dit-il de «vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères»Concrètement, le Pape suggère de «vivre ce dimanche comme un jour solennel».

La paroisse a pris la décision d’organiser deux Assemblées de la Parole de Dieu,  le samedi 25 janvier à 18 h : l'une à Bussière-Boffy, l’autre à Saint-Junien-les-Combes. Il ne s’agit pas de messes mais de célébrations de la Parole de Dieu autour des textes de la liturgie du dimanche. Ces assemblées seront animées par laïcs et diacres. 

Venez approfondir votre écoute de la Parole!

 

 

Journée Paysanne Régionale - 12 janvier 2020

 

Nourrir l’espérance des paysans

Journée Paysanne Régionale le dimanche 12 janvier 2020 au Carmel du Dorat

 

Les Journées Paysannes sont une association ayant pour vocation d’aider les paysans à rester dans la joie et l’espérance de leur métier qui fait d’eux les premiers collaborateurs de la Création. Ce soutien passe par l’amitié, le soutien fraternel, les échanges, la formation, la réflexion et la prière.

La journée organisée en Limousin « L’espérance est dans le pré » est accueillie par la Fraternité des Serviteurs du Cœur de Jésus, le 12 janvier prochain, dans les locaux de l’ancien Carmel - 10 rue Saint Michel - Le Dorat.

Ouverte à tous, cette journée suivra le programme suivant :

  • 10 h : Accueil des participants
  • 10 h 15 : Présentation des Journées Paysannes et Temps de prière
  • 10 h 30 : Conférence de Jean-Yves Talhouarn, agronome, qui interviendra sur l’avenir des agriculteurs après avoir dressé un bilan sombre de leur situation et avancera les pistes à emprunter pour sauver un modèle agricole qui ne doit pas disparaitre car il est le garant d’une alimentation saine et respectueuse de la Création.
  • 12 h 30 : Repas tiré du sac et partagé
  • 13 h 30 : Temps d’échange avec le conférencier
  • 15 h 15 : Messe
  • 16 h 30 : Envoi par le Père Tison de la Fraternité

Participation indicative de 5 €

Informations : Claude et Elisabeth Delalande - 06 08 67 24 68   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                                                                             

Homélie de la Nuit de Noël

 

Homélie du Père Bernard Vignéras

24 décembre 2019

 

Dans la joie, nous fêtons Noël, pour garder un cœur d’enfant et laisser Marie nous conduire doucement vers celui qui vient de naître. Car avant toute chose, il demeure l’étonnement d’une naissance, la venue d’un tout petit, l’enfant-Dieu ! Au creux de la nuit, l’attente trouve son terme. « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière… » et cette lumière ne brille pas dans les grands du monde, l’empereur ou le gouverneur de Syrie, non, elle brille dans celui que viennent adorer les bergers du quartier, ces pauvres qui gardent les bêtes, sont imprégnés de leur odeur, ce qui les rend infréquentables pour un juif pieux soucieux de pureté. Etrange renversement des valeurs du monde et même de la religion en place… Etrange révolution copernicienne qui bouscule les bienséances et les ordres établis…

Dans la joie, nous fêtons noël, et notre société pleure de froid dans son mercantilisme obsessionnel, hantée par les revendications de pouvoir d’achat et arcboutée sur des féodalismes qui l’empêchent de s’imaginer autrement. Je ne suis pas un rabat-joie ni un pousse-misère. J’aime la lumière et j’invite à dire le bien sans relâche. J’aime les gens et je m’émerveille devant les prouesses d’amour qui font tenir debout. Mais j’entends qu’il y a quelque chose de malade en nous et autour de nous, qui fait craquer le système et pointe de multiples signaux d’alertes. Le mystère de Noël tombe à point nommé pour faire lever une espérance qui n’a rien de magique, ni de sectaire et ne ressemble pas à une vertu placébo.

Dans la joie, nous fêtons Noël, et nous percevons ce que j’appelle avec d’autres la différence chrétienne. Certes pas une différence de supériorité, ni une différence d’exclusion. Non, plutôt une différence comme un appel, comme une ouverture, comme un renouvellement.

La crèche que d’aucuns refusent désormais au titre d’une laïcité de combat est bien plus subversive que nous le pensons parfois nous-mêmes. La crèche… On peut en faire un bijou, qu’on admire et qu’on reproduit d’une année à l’autre dans la douce nostalgie d’un bon vieux temps. Avec elle, on peut défendre un rêve qui s’auto-reproduit dans la conservation apeurée d’un passé idéalisé. On peut sans s’en rendre compte entretenir une société religieuse fondée sur la seule reproduction du patrimoine hérité. Cette Eglise-là n’est plus inquiétante pour personne, elle est proprette et gentille, utile pour le cas où, précieuse pour donner un décorum aux grands moments de la vie. Non, la crèche que nous vénérons est la mémoire dangereuse de la plus célèbre des familles de migrants, elle nous rappelle qu’aujourd’hui encore il y a des gens qui couchent dehors et que seuls les vraiment pauvres sont capables d’une hospitalité qui déplace les montagnes. Elle nous rappelle que Dieu n’est pas traiteur en champagne et petits fours et que la chair, ça souffre, ça pleure, ça pue, ça meurt, comme de la paille qu’on piétine. Notre crèche renverse les promoteurs d’un monde débarrassé des vestiges religieux, pour qui il faudrait cacher bien loin ces vulnérabilités qui entravent les projets d’homme augmenté, d’espérances prométhéennes pour les couples et les familles, de pognon empilé jusqu’à plus soif pour avoir le sentiment d’exister enfin en le dépensant. En révélant qui est Dieu, la crèche révèle aussi qui est l’homme.

La différence chrétienne n’éblouit pas ni n’humilie. Elle ne se confond pas avec la morale petite bourgeoise de la fin du XIXème siècle. La différence chrétienne est une bonne nouvelle pour l’homme, le salut qu’elle offre est d’abord une salutation posée sur notre humanité comme elle est. Dieu a créé l’homme et la femme et il a dit que c’était très bon. Dieu s’est fait l’un d’entre nous, au terme de la longue attente d’un peuple bousculé dans son histoire, une histoire de fidélité et de trahisons. Et Dieu renouvelle son alliance, en nous confiant ce tout petit, abandonné à notre service, à notre intelligence, à notre amour. L’alliance nouvelle est incarnée dans ce Fils. C’est lui qui devient le centre de tout, de l’histoire, de la raison et de la vérité du monde, de nos propres vies. La différence chrétienne affirme qu’il n’y a que Dieu seul qui a le droit de régner sur notre cœur.

La différence chrétienne interroge la qualité de nos relations, la manière d’être en relation, le choix de nos relations. Dieu n’écrase pas, ne séduit pas, ne manipule pas, ne contraint pas. Il est tellement libre que nous pouvons être libres et vrais devant lui. Ce petit enfant n’a que la puissance d’aimer, et il faut un cœur pauvre pour l’accueillir, il faut désarmer nos volontés de paraître, de posséder, de dominer, pour le suivre en vérité.

La différence chrétienne fait naître une Eglise qui ne juge pas, qui reconnaît ses propres fautes, qui écoute ce qu’écrit l’Esprit Saint dans les cœurs où il nous précède. Une Eglise elle-même toujours en train de naître, qui sait tirer du trésor de l’ancien le neuf pour aujourd’hui, mais qui ne confond pas les traditions si humaines avec la véritable Tradition. Une Eglise de plein vent qui évangélise parce qu’elle se remet en question, qui annonce l’évangile en se convertissant elle-même pour vivre vraiment de celui qu’elle célèbre.

La différence chrétienne sert la justice entre les hommes en désignant le bien commun, en développant la subsidiarité, en faisant avec les plus pauvres et pas à leur place. Elle rappelle que suivre celui qui est venu pour servir et non pour être servi nous invite à nous demander ce que nous pouvons faire pour les autres avant d’exiger que les autres doivent faire pour moi. Elle nous rappelle qu’il n’y a pas de justice dans la violence, quelle qu’elle soit. 

La différence chrétienne nous ouvre à la joie véritable. C’est la joie d’Annie, handicapée psychique, qui présente à tous l’enfant Jésus pendant la messe à l’hôpital, qui l’embrasse avant de le coucher dans la mangeoire, se ravise et prend son petit chien en peluche pour que lui aussi embrasse l’enfant Dieu. Joie des simples, joie de Noël ! Joyeux Noël !

 

Lumière de la Paix de Bethléem - 2019/2020