Mois de Marie

Crise sanitaire du Covid-19

Fil d'actualité destiné aux paroissiens de Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Martin-en-Basse-Marche et Saint-Pierre-Saint-Paul

Prions avec les Vierges de nos églises

 

Nous avons virtuellement pérégriné ensemble pendant 16 jours sur le chemin de la traditionnelle procession de La Lieue dont vous pouvez retrouver toutes les étapes ci-dessous.

En ce mois consacré à la Vierge Marie, nous allons continuer à cheminer pour découvrir au fil des jours une Vierge vénérable de chacun des dix-sept clochers de la paroisse Notre-Dame-de-Lorette.

C'est donc un nouvel itinéraire spirituel qui nous est proposé quotidiennement, du 13 au 29 mai.

 

 

 

Dix-sept clochers, dix-sept Vierges. Elles ont été sculptées avec originalité par des artistes anonymes entre le XIVe siècle et le début du XIXe siècle. Contrairement aux statues industrielles de plâtre de la deuxième moitié du XIXe siècle, ces statues de bois ou de pierre ont de la personnalité ! La personnalité de celui qui les a faites et peut-être de celui qui les a commandées et financées.

Chaque jour nous sera révélée la photo d’une de nos dix-sept Vierges. Chacun pourra prier librement la photo sous les yeux. Mais on pourra aussi suivre l’itinéraire spirituel proposé.

Dans un premier temps, sera précisé ce que l’on sait de l’histoire et des qualités de l’œuvre. N’oublions pas que des générations d’hommes et de femmes avant nous ont pris à témoin ces Vierges et leur ont confié leurs joies et leurs peines. Un ou deux détails de l’œuvre seront relevés de façon à conduire à une méditation. La méditation permettra de se remémorer une phrase de l’Evangile ou des Actes des Apôtres. Enfin, la méditation et la citation nous inviteront à prier avec Marie pour le monde d’aujourd’hui troublé par l’épidémie du Covid-19.

Dix-sept Vierges, dix-sept thèmes de prière !

Non seulement tous les internautes qui consulteront cette page seront unis par la prière, mais ils seront aussi unis avec tous les fidèles des siècles passés qui ont prié ces Vierges de nos églises.

 

13 mai : Saint-Barbant

 

 

Servir 

Ce panneau en bois sculpté du XVIIe siècle appartient au retable que le commissaire de la visite de 1905 décrit comme « une pièce très rare », « couverte de riches et superbes sculptures » que « l’admirable richesse artistique rend digne d’un musée de grande ville ».  

Le mouvement du voile qui coiffe la Vierge exprime son effet de surprise à l’arrivée de l’ange. Marie est drapée dans un manteau aux plis précis. Ses mains croisées sur la poitrine expriment sa réponse d’humble acceptation à la parole de l’ange. 

L’ange Gabriel vient de dire à Marie qu’elle sera la mère du Sauveur. Aucune hésitation, elle répond à l’ange : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » (Lc 1, 38)

Prière :

Marie, tu sais l’immense besoin matériel et spirituel des hommes et des femmes de ce temps. Toi la servante du Seigneur, apprends-nous à servir nos frères et sœurs, spontanément, et sans chercher les honneurs !

  Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

  

14 mai : Saint-Junien-les-Combes

 

 

Joie 

On portait cette Vierge en procession à l’occasion de la Fête-Dieu et de l’Assomption. Les cheveux ondés de cette statue mutilée ont été malheureusement peints en bleu. Elle est ancienne (XVe ou XVIe siècle) et a été inscrite Monument Historique en 1976. 

Marie est remarquable par son sourire. C’est la joie de la Mère de Dieu, assise sur un trône et présentant son Fils, tel un petit adulte en miniature. Elle rappelle le mot d’Elisabeth, visitée par Marie : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »  (Lc 1, 43)

Prière :

Marie, tu sais notre tristesse et nos angoisses en ce temps d’épidémie. Toi, la mère du Seigneur, apprends-nous, malgré tout, à placer notre joie dans ton Fils.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

15 mai : Berneuil

 

 

Maternité 

La Vierge de Berneuil, en bois polychrome, est du XVIIe siècle. Elle a été repeinte, à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle, à la mode sulpicienne en imitant la statuaire de plâtre qui se vendait alors dans le quartier Saint-Sulpice à Paris. Elle a été inscrite Monument Historique en 1978. 

Drapée dans un manteau bleu, ornée de motifs dorés, elle tient son Enfant sur le bras droit et soutient son pied gauche. L’Enfant est un tout petit qui s’agrippe au manteau de sa mère. Mais il est bien le Fils de Dieu car il est représenté bénissant de sa main droite. 

Ce tout petit rappelle la visite des bergers à l’étable de Bethléem : « Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. »  (Lc 2, 16) 

Prière :

Marie, vois toutes les femmes enceintes qui, en ce temps d’épidémie ont peur d’aller à l’hôpital pour consulter. Prie ton Fils pour elles et leur tout petit !

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !  

 

16 mai : Bellac

 

 

 

Communion du cœur

La Vierge de Notre-Dame de Bellac, inscrite Monument Historique en 1986, a été offerte à cette église en 1803. La polychromie est de 1869. Elle a vraisemblablement remplacé une ancienne statue brûlée en 1793 après avoir été traînée à travers la ville la corde au cou. Cette Vierge est portée chaque année par quatre hommes, lors de la Procession de la Lieue, le premier dimanche de mai. 

L’Enfant, plein de tendresse pour sa mère, lui caresse le visage. L’expression de Marie traduit une grande intériorité comme pour rappeler cette observation de l’évangéliste Luc : « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »  (Lc 2, 19) 

Prière :

Marie, vois la souffrance qui est la nôtre de ne pas pouvoir recevoir le Corps de ton Fils. Apprends-nous à méditer comme toi, dans notre cœur, et d’y recevoir ton Fils.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

17 mai : Chapelle de Bezeau à Saint-Bonnet-de-Bellac

 

 

Confiance

La petite chapelle de Bezeau, ancien prieuré des moines de Saint-Savin-sur-Gartempe, attirait encore beaucoup de monde à la fin du XXe. siècle, le 6 octobre. Cette Vierge en bois polychrome culminait sur l’autel de la chapelle. Elle date du XVIIe siècle et a été classée Monument Historique en 1964.

L’Enfant et sa mère tiennent ensemble un linge blanc replié en écharpe. Sans doute le sculpteur a-t-il voulu représenter le suaire de Jésus et annoncer déjà sa Passion et la souffrance de Marie.

Syméon, le vieillard du temple de Jérusalem qui a accueilli le couple de Nazareth et leur bébé a, lui aussi, annoncé à Marie sa souffrance future : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive  … » (Lc 2, 34-35a)

Prière :

Marie, vois tous ceux qui ont peur de l’avenir après le confinement parce qu’ils risquent de perdre leur emploi ou de ne plus pouvoir poursuivre leur activité commerciale ou artisanale. Prie ton Fils pour qu’ils soient aidés et gardent confiance.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

18 mai : Gajoubert

 

 

Tous prophètes

Cette Vierge en bois polychrome, probablement du début du XIXe siècle, ne fait l’objet d’aucune protection des Monuments Historiques. Elle a été repeinte dans les années 1990. 

Vêtue d’une robe blanche ornée de croisettes, et d’un manteau bleu orné de motifs dorés, Marie tient son Enfant avec tendresse. Celui-ci tend le bras gauche comme s’il voulait s’adresser au fidèle qui lui fait face.

Toi la prophétesse Anne, tu as rencontré l’Enfant Jésus alors qu’il était présenté par ses parents au temple de Jérusalem. Dans ton regard plein de sagesse et de foi, tu reconnais en lui le Messie. L’évangéliste Luc fait de toi une prophétesse et même une apôtre par ces quelques mots : « Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. »  (Lc 2, 38) 

Prière :

Marie, comme toi, comme la prophétesse Anne, nous sommes appelés à l’apostolat. Apprends-nous à parler de ton Fils en un langage compréhensible aux hommes de notre temps.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

19 mai : Mortemart

  

 

Scolarité des jeunes 

La Vierge en pierre polychrome de Mortemart, la plus ancienne de notre paroisse, date du XIVe siècle. C’est une œuvre de grande qualité qui a pu faire l’objet d’une commande d’un prélat de la cour papale d’Avignon. Elle a été classée Monument Historique en 2009. La restauration de 1981 a restitué les éléments manquants. 

Le visage de Marie aux cheveux blonds et bouclés exprime une grande douceur. L’Enfant, assis sur son bras gauche est déjà un garçonnet. Il regarde sa maman en enfant très sage !

Une occasion de nous remémorer une phrase de l’évangéliste Luc : « L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. »  (Lc 2, 40)

Prière :

Ô Marie, vois tous ces jeunes qui ont eu une année scolaire perturbée par le confinement. Vois tous ceux qui ont même décroché devant la difficulté ou l’impossibilité de se connecter à internet. Prie ton Fils pour qu’ils puissent profiter, sans risque, de la fin de l’année scolaire.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

20 mai : Blanzac 

 

 

 Aux affaires du Père

Cette statue en bois polychrome du XVIIe ou XVIIIe siècle, est encore aujourd’hui portée en procession par quatre hommes la veille du 15 août, fête de l’Assomption. Elle a été inscrite Monument Historique en 1979.

Avec sa couronne de jeune Roi et son geste de bénédiction, l’Enfant est déjà aux affaires de son Père !  De sa main gauche, tiendrait-il une pomme ? La pomme tenue par le Christ, nouvel Adam, n’est pas occasion de chute, comme celle d’Adam et Eve ! Au contraire, elle est signe de rédemption pour l’homme.

Cet Enfant Dieu nous rappelle l’épisode raconté par saint Luc. Jésus a douze ans et il a échappé à ses parents pour s’entretenir avec les docteurs de la loi dans le temple. Il répond à ses parents qui le cherchent : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » (Lc 2, 49) 

Prière :

Ô Marie, vois tous les enfants et adolescents qui suivent un parcours de catéchèse. Le confinement a rendu difficile la poursuite des activités. Que ces jeunes soient touchés dans leur cœur par « les affaires du Père ». 

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

21 mai : Peyrat-de-Bellac 

 

 

 

Epanouissement 

Cette Vierge en bois polychrome du XVIIe siècle, aux mains démesurément grandes, est vraisemblablement de facture locale. Elle a été inscrite Monument Historique en 1976. 

L’Enfant Jésus, dans un geste de tendresse, passe son bras droit autour du cou de sa mère. De sa main gauche, il tient un globe doré surmonté d’une croix. Soumis à sa mère d’une main, Roi de l’Univers de l’autre ! 

L’évangéliste Luc dépeint le jeune Jésus de douze ans s’épanouissant de manière équilibrée. D’une part, il est soumis à ses parents. Mais d’autre part, il s’échappe d’eux pour discuter avec les docteurs de la Loi. « Il descendit avec ses parents pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. »  (Lc 2, 51-52)

Prière :

Ô Marie, vois toutes les familles qui, à cause du confinement, ont dû cohabiter toutes générations confondues, empêchant chacun de s’épanouir pleinement en sortant vivre sa propre expérience personnelle. Vois les tensions et les blessures qui ont pu se produire. Réapprends à tous à vivre paisiblement la reprise du travail et de l’école et à retrouver l’équilibre du quotidien. 

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

 

22 mai : Blond

 


  

Vie nouvelle  

La Vierge de Blond, en bois polychrome, appartient, comme celle de Bellac, à une série appelée par les spécialistes « Vierges à la cravate ». Ainsi que six autres statues de divers saints, elle a été sculptée en 1817 par Louis Brunier pour rééquiper l’église de Blond démunie  par les destructions de la Révolution. Elle a été inscrite Monument Historique en 1976. 

L’Enfant Jésus regarde le fidèle qui prie devant lui. De sa main droite, il désigne sa mère comme s’il lui disait : « voici ma mère » !

Beaucoup plus tard, sur la croix, selon l’évangéliste Jean, Jésus désigne aussi sa mère en disant au disciple bien aimé : « Voici ta mère.» (Jn 19, 27). Pour Jésus, Marie est non seulement celle qui lui a donné la vie mais c’est aussi celle qui l’a engendré une deuxième fois aux noces de Cana. En lui disant : « Ils n’ont plus de vin. » (Jn 2, 3), Marie fait naître son fils à sa vie publique. 

Prière :

Ô Marie, nous sommes les disciples de Jésus et il nous désigne comme tes enfants ! Engendre-nous aux noces de Cana de nos vies pour qu’en ce temps de déconfinement, nous naissions à une vie nouvelle, enrichis que nous sommes par les leçons de la crise sanitaire.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

 

23 mai : Montrol-Sénard 

 

 

Regard de bienveillance 

Cette statue ancienne (du XVe siècle), de grande qualité, en pierre peinte, était appelée « Notre-Dame-de-Grâce ». En 1858, l’abbé Roy-Pierrefitte signale que plus de 2000 personnes des environs venaient la vénérer le premier dimanche de mai et le premier dimanche d’août. Elle a été classée Monument Historique en 1964.

La chevelure ondulée de la Vierge encadre son beau visage plein de grâce et de délicatesse. L’Enfant joue avec une colombe posée sur le cœur de sa Mère. Le jeu des regards mutuels de la Vierge et de son fils est tout à fait remarquable. 

Ces beaux échanges de regard rappellent cette phrase de Jésus : « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière. »  (Mt 6, 21-22) 

Prière :

Ô Marie, vois notre monde torturé par la peur de la contamination et les graves séquelles du confinement. Apprends à chacun à poser un regard plein de bienveillance sur ceux que nous rencontrons afin que notre cœur déborde de générosité.

 Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

 

24 mai : Saint-Ouen-sur-Gartempe

 

 

 

A l’école des petits

Cette statue appartient à la chapelle de Mounismes, ancienne commune, aujourd’hui réunie à Saint-Ouen-sur-Gartempe. Elle est ancienne, de la fin du XVe siècle, et de belle qualité. Le jour de la procession de  la Saint-Maximin dite des « neuf lieues », au petit matin du lundi de Pentecôte, elle était portée et vénérée à la limite de l’ancienne commune de Mounismes, au lieu-dit de la Croix des Pierres Blanches.

La Vierge, couronnée, porte l’Enfant sur son bras gauche. L’Enfant, lui aussi couronné, est plein de vie ! Il pose sa main droite sur la poitrine de sa mère et joue avec son voile qu’il soulève délicatement de sa main gauche.

Comment ne pas penser à la bienveillance de Jésus pour les enfants ? A cette époque, les enfants sont l’objet de mépris de la part des adultes. Quand ses disciples les rabrouent, Jésus se fâche et dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » (Mc 10, 14-15).

Prière :

Ô Marie, vois tous les petits de nos sociétés. Ils ne sont ni sages, ni savants. Ils n’ont ni influence, ni pouvoir. Ils sont fragiles et dans le dénuement. Apprends-nous à nous mettre à leur école, eux qui, par leur simplicité, nous montrent un chemin vers le Royaume des Cieux.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils!

 

 

 25 mai : Saint-Martial-sur-Isop

 

 

 

Goûter l’Evangile

La polychromie de la Vierge de Saint-Martial-sur-Isop a été récemment restaurée sous l’autorité des Monuments Historiques, permettant ainsi de restituer les beaux tons pastel d’origine. Cette statue a été inscrite Monument Historique en 1976. Elle est datée du début du XIXe siècle.

Marie, une paysanne plantureuse, devait tenir un sceptre ou une fleur dans sa main droite. L’Enfant illustre bien la double nature du Christ : nature humaine lisible au visage poupin de Jésus ; nature divine identifiable au globe surmonté d’une croix et au geste de bénédiction de l’Enfant.

Ne serait-ce pas une occasion de réentendre Jésus nous poser la question : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15).

Prière :

Ô Marie, tu nous accompagnes dans nos questionnements. Donne-nous le goût de la lecture quotidienne de l’Evangile afin de vivre en frères, avec Jésus, et en disciples, avec le Christ.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

 

26 mai : La Croix-sur-Gartempe

 

 

 

Surmonter le deuil

Ces trois statues en bois polychrome appartiennent à un ensemble qui devait à l’origine se positionner sur une poutre dite « de gloire », à la limite du chœur et de la nef. Elles sont aujourd’hui sur le mur nord de la nef. Cette crucifixion date du XVIIe siècle et a été classée Monument Historique en 1964.

Malgré la mort qui les frappe, la Vierge (à gauche) et le disciple bien aimé (à droite) ont des visages emprunts de sérénité, comme s’ils avaient été pacifiés par les dernières paroles que Jésus leur avait dites avant de mourir.

Ces paroles sont très connues : « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » (Jn 19, 26-27)

Prière :

Ô Marie, vois tous les endeuillés qui ont perdu une personne chère pendant l’épidémie au Covid-19 et n’ont pu ni la revoir, ni lui parler. Prie pour elles maintenant afin de les aider à surmonter leur deuil.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

27 mai : Nouic

 

 

 

 

Espérance

Cette jolie petite Vierge de Pitié est en pierre. Brisée en deux, elle doit être restaurée sous la conduite des Monuments Historiques. Elle a été taillée au XVIe siècle alors que sévissaient de nombreux malheurs : famines et pestes. Qui mieux que Marie pouvait jouer le rôle de la consolatrice pour le fidèle accablé par les deuils à répétition ? La Piéta de Nouic a été inscrite Monument Historique en 1974.

Dans une attitude maternelle, la Vierge tient son enfant mort sur ses genoux. On lit sa douleur sur son visage où coulent des larmes figurées en relief. Sa bouche déformée traduit son bouleversement. Mais ses yeux tournés vers le ciel expriment son espérance dans le Seigneur.

Au matin de Pâques, l’ange révèle à d’autres femmes que Jésus n’est plus au tombeau parce qu’il est ressuscité. Et c’est alors que l’espérance les transforme : « Quittant vite le tombeau, avec crainte et grande joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. » (Mt 28, 8).

Prière :

Ô Marie, vois nos peines lorsque la mort nous sépare de ceux que nous aimons. Prie pour nous afin que l’espérance nous envahisse et nous fasse courir vers ceux qui pleurent.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

28 mai : Bussière-Boffy

 

 

 

 

Prier autour de Marie

Jusqu’en 1960, la Vierge de Bussière-Boffy était portée en procession par quatre jeunes filles le jour de l’Assomption, fête de la dédicace de l’église. Cette œuvre a été sculptée au début du XIXe siècle et inscrite Monument Historique en 1981. Les mains, très vermoulues, ont été refaites vers 1934 par un ébéniste local en prenant modèle sur les mains d’une petite fille de quatre ans.

Le visage de Marie exprime la tendresse. Sans doute monte-t-elle au ciel, les bras ouverts comme pour appeler les hommes et les femmes de tous les âges à s’approcher d’elle et l’entourer.

Nous savons par Luc dans les Actes des Apôtres qu’après l’Ascension, les disciples se rassemblent dans la chambre haute : « Tous, unanimes, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes dont Marie la mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. »  (Ac 1, 14) 

Prière :

Ô Marie, nous ne savons pas prier. En ce mois qui t’est consacré, apprends-nous à entrer en union de prière avec nos frères et sœurs en restant autour de toi.

Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

29 mai : Mézières-sur-Issoire

 

 

 

 

Notre sœur la terre 

Qui ne serait pas attendri par les visages de facture naïve de la statue de la Vierge en bois polychrome de Mézières-sur-Issoire ? Le cou de Marie est démesurément long et étroit. L'enfant Jésus, aux cheveux longs et bouclés, s’accroche au corsage de sa maman, dans une attitude toute naturelle. C’est une œuvre du XVIIe siècle, inscrite Monument Historique en 1980. 

La Vierge tient dans sa main droite un petit objet allongé. Une longue tige terminée par une fleur de lis le prolongeait à l’origine. Une façon de rappeler la pureté de Marie symbolisée par le lis blanc. 

Le lis évoque aussi Jésus, poète de la nature, comblé d’admiration : « Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.» (Mt 6, 28-29) 

Prière :

Ô Marie, le Créateur nous a donné des merveilles à contempler, comme les lis des champs et tant d’autres fleurs. Prie ton Fils, poète de la nature, afin qu’il nous apprenne à préserver notre sœur la terre avec tous les êtres vivants qui s’en nourrissent.

 Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils !

 

 

Ainsi s'achève le parcours virtuel de dévotion à la Vierge Marie dans nos 17 clochers dont les Vierges ont nourri notre prière.

 

 

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Procession de La Lieue 2020

 

Initialement prévue le dimanche 3 mai, la traditionnelle procession de La Lieue ne se déroulera pas comme les autres années. C'est sous la forme d'un cheminement virtuel quotidien, de croix en croix, que vous pourrez la vivre avec ferveur durant 16 jours. La vidéo du Père Vignéras qui suit en annonce le lancement en ce 3ème dimanche de Pâques.

 

 

Jour 1 : Etape de départ de la procession

Croix de la Chapelle Sainte-Marie

 

 

En 1585, la population de Bellac et des environs est dans le malheur. Les Guerres de Religion ont entraîné des passages de troupes qui ont piétiné les récoltes. La famine sévit, puis vient une épidémie de peste… Les fidèles prient la Vierge avec ferveur. Quand cesse le fléau, une procession d'une lieue est organisée pour la première fois afin de remercier Marie. La tradition a perduré jusqu’à nous.

Et voici qu’en 2020, nous vivons, nous aussi, une épidémie, alors que nous pensions en être épargnés depuis longtemps. Allions-nous renoncer à la Lieue en raison du confinement ? Plus que jamais, nous avons besoin de Marie : nous souffrons de deuil, de solitude, d’inquiétude du lendemain… Les moyens modernes de communication vont nous permettre de cheminer virtuellement chaque jour avec Marie. Le chemin nous prendra davantage de temps. Chaque jour, vous trouverez la photo d’une des croix, fleuries ces dernières années, et une prière rédigée par un mouvement ou service de notre paroisse. Chaque texte sera en relation avec notre thème annuel de réflexion : la fraternité.

Alors, chers frères et sœurs bien aimés de Dieu, bonne route sur le chemin de La Lieue et rendez-vous virtuel devant l’église Notre-Dame de Bellac… dans 16 jours !

La parole de Dieu (Jean 13, 34)

« Petits enfants … Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Prions avec l’Equipe Pastorale (Nicole Raynaud)

Seigneur, tu nous demandes d’aimer comme tu as su aimer quand tu marchais sur les routes de Palestine. Mais ce temps de confinement risque de nous isoler de nos frères et créer l’indifférence. Apprends-nous à réinventer de nouvelles marques d’amour alors que nous ne pouvons plus nous voir et nous serrer dans les bras. Apprends-nous à investir les moyens de communications modernes pour rompre l’isolement et marquer notre amour à l’égard de tous et particulièrement des plus souffrants. Apprends-nous, malgré cette situation difficile et inédite, à rester tes disciples, à la façon de Marie.

 

Jour 2 :

Croix de la route du Dorat

 

 

La parole de Dieu (Ps 149)

"Alléluia ! Chantez au Seigneur un chant nouveau,

Louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !

En Israël, joie pour son créateur ; dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom, jouez pour lui, tambourins et cithares !

Car le Seigneur aime son peuple, il donne aux humbles l'éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l'heure du triomphe.

Alléluia ! Chantez au Seigneur un chant nouveau,

Louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !"

Les épreuves que nous traversons peuvent susciter en nous des émotions négatives : la peur, la frustration, le doute… Pour ne pas y céder, nous enliser, faisons comme les israélites au désert : laissons monter vers Dieu notre louange. En lui seul est notre secours, il est le Dieu fidèle éternellement. 

Louons le Seigneur avec la Maison de l’Alliance (Francis Tardif)

Oui Seigneur, nous te bénissons,

C’est toi notre rocher, notre appui, notre lumière.

Notre confiance est en toi car tu es le Dieu de la vie, tu es vainqueur des ténèbres par ton admirable lumière.

A toi, Dieu, notre louange, notre action de grâce pour ta présence dans ce temps d’épreuve.

Tu nous donnes l’espérance, au-delà de nos peurs et de nos doutes.

Gloire et louange à toi, Lumière de Pâques !

Viens nous transfigurer et fais rayonner en nous ton amour et ta Puissance.

 

Jour 3 :

Croix de la rue Saint-Exupéry

 

 

La Parole de Dieu (Lc 10, 1-4)

"Après cela, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups."

Petites croix de nos chemins ou de nos routes, croix de bois, croix de pierre ou de fer, héritage de nos pères, nos grands-pères ou plus anciennes encore. Croix dressées au plus près des hommes, aux carrefours de leurs allers et venues, aux carrefours de leur vie. Vous êtes le symbole d’une Eglise « en sortie », présente au passant qui lève vers vous un regard de Foi comme à celui qui ne vous voit pas.

Prions avec le Conseil Pastoral et les Communautés Locales (Marie-Jo Roulland)

Seigneur, le confinement que nous vivons accentue notre manque de nourriture divine. Malgré notre éloignement, fais que nous puissions nous rapprocher de nos frères, et travailler ensemble au bien de chacun. Dépassons les obstacles qui peuvent survenir, allons vers ceux qui ont besoin, les blessés de la vie, et surtout ceux qui par pudeur se taisent.

Nous te prions, Seigneur, par l’intercession de Notre-Dame-de-Lorette, fais que nous sachions semer çà et là des petites croix, messages de fraternité pour ceux qui Te cherchent ; fais que nous sachions porter ta Parole aux quatre coins de notre paroisse et surtout « aux périphéries », toujours avec joie et amour.

 

Jour 4 :

Croix du Château d'eau

 

 

 

La Parole de Dieu (Jn 2, 1-5)

Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »

Elle est attentive, Marie ! Elle a l’œil vif, ouvert aux besoins de l’autre. Elle est la première à avoir vu le manque et le malaise qui allait en découler. Elle fait l’unique chose nécessaire : se tourner vers Jésus dans un élan d’intercession, puis vers nous, pour nous ouvrir à la confiance. « Faites ce qu’il vous dira ! » 

Prions avec le Conseil Economique  (Jean-Claude Nénert) :

Prions pour qu’en cette période de confinement, nous ne soyons pas repliés sur nous-mêmes mais soyons, comme Marie, attentifs aux besoins de ceux dont la situation est encore plus fragilisée.

Prions aussi pour que les hommes s’emploient à inventer des relations économiques respectueuses des besoins de tous.

 

Jour 5 :

Croix de La Brissette

 

 

La Parole de Dieu (Lc 9, 46-48)

Une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit :

" Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand."

Être l’enfant que Jésus prend près de lui ! Se savoir accueilli sans condition. Tout recevoir de Lui. Se laisser aimer. Et se réjouir de la multitude des frères et sœurs qui lui sont donnés. 

Prions avec la Catéchèse  (Yveline Raynaud-Boos) 

Merci Seigneur pour l'Amour que tu as montré envers les enfants et les plus petits.

Merci pour ces enfants que tu nous confies.

Permets-nous de Te reconnaître en chacun, de rester humbles et respectueux face à leurs spécificités, de comprendre leurs désirs.

Apprends-nous à faire passer Ton message d'Amour et de Fraternité afin de les aider à ouvrir leurs cœurs aux besoins des autres et à les guider vers l’Espérance.

 

Jour 6 :

Croix de La Noisette

 

 

La Parole de Dieu (Lc 24, 31-34) 

Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »

À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »

Chercher ensemble une Parole de l’Autre qui fait vivre. La percevoir dans les mots des autres. Sentir ensemble nos cœurs brûler au plus profond de nous. Et oser repartir l’annoncer à nos frères ! 

Prions avec le groupe Bible (Françoise et Henri Lorrain) 

Seigneur, nous sommes parfois « lents à croire » comme les disciples... Approche-toi de nous, parle-nous, assois-toi à notre table pour que notre cœur devienne « brûlant »

Donne-nous ton Esprit pour que nous osions nous approcher de nos frères dans la détresse, que nous osions leur parler et, qu'à travers nous, l'étincelle de ton Espérance ravive leur cœur qui n'a plus envie de vivre.

 

Jour 7 :

Croix de La Garenne

 

 

La Parole de Dieu (Mc 8, 1-6)

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :

« J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. 

La foule est depuis 3 jours auprès de Jésus. Elle écoute sa Parole avec tant d’avidité qu’elle en oublie de manger. Mais Jésus veille et les nourrit à satiété.

Dimanche après dimanche, nous partagions en frères la table de la Parole et du Pain. En ce temps de confinement, le Pain manque cruellement. Mais confiance, Jésus veille !

Prions avec les équipes liturgiques  (Michelle Dumet) 

Jésus, tu as dit : " Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux." 

Oui, Seigneur, nous avons faim et soif de Ta parole. Nous te demandons de renforcer l’esprit de fraternité au sein de nos équipes liturgiques pour que la profondeur de nos liens tissés nous aide à méditer Ta parole et à la communiquer autour de nous.

 

Jour 8 : 

Croix de Pommier

 

 

La Parole de Dieu (Jn 11, 32-38)

« Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »

Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. » 

Jésus est bouleversé. Il pleure comme pleurent ceux qui voient mourir un être aimé. Ses larmes se mêlent aux nôtres. Même chagrin, même douleur, même humanité.

Oh ! Recueillir au creux de notre cœur les larmes de Jésus notre frère et l’entendre nous dire « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » !

Prions avec les équipes famille en deuil (Arlette Lebraud)

Jésus, donne-nous de vivre cette parole : « Attends-toi à l’inattendu de Dieu ».Tu pleures comme chacun de nous. Dans les moments de tristesse et de désespoir, fais que nous restions unis au Père et unis entre nous pour que nous avancions ensemble sur le chemin de la vie et de la fraternité. Aide-nous à semer la paix et l’Espérance de la Résurrection. Amen

 

Jour 9 : 

Croix du Berceau

 

 

La Parole de Dieu  (Mt 18, 21-22)

Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. 

Nous voici au lieu-dit « le berceau ».  Pour arriver là, il nous a fallu monter la dure côte de Pommier. En silence, pour économiser notre souffle.

Devant la croix, en attendant les retardataires, je fais un rapide calcul et médite la réponse de Jésus à Pierre. « 70 fois 7 fois » Ce n’est pas rien ! Comment est-ce possible ?

Mais moi, combien de fois Dieu m’a-t-il pardonné ? 

Prions avec les équipes de préparation au Mariage et au Baptême  (Vincent Damar) 

Au pied de cette croix, nous venons Te présenter et Te demander de bénir ceux qui durant cette année vont recevoir le sacrement du mariage, signe de l’alliance, signe de fraternité entre une femme et un homme ; ainsi que ceux qui vont avoir la joie de recevoir le sacrement du baptême, signe d'une fraternité naissante entre Toi notre frère et cet enfant qui devient enfant de Dieu.

Que la Grâce de ces sacrements nous donne la force, l'humilité, la douceur, non pas de pardonner sept fois mais inlassablement. Comme à ton image sur cette croix avant de pousser ton dernier soupir « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font ».

 

Jour 10 :

Croix à l'entrée de Saint-Sauveur

 

 

La Parole de Dieu (Actes 1, 13-14)  

"À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement (…) Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères."

Se sentir porté par la communauté réunie. N’être plus qu’un seul cœur tourné vers notre Dieu dans la louange, l’adoration ou la supplication. Répéter les mots dits par tant et tant d’hommes et de femmes avant nous ou laisser jaillir ceux qui débordent des lèvres. Se reconnaître vraiment enfants d’un même Père, serrés contre Marie. Se laisser toucher par la Grâce de l’instant et en être ému aux larmes.  

Prions avec les équipes du Rosaire  (Elisabeth Chavey)  

Face à cet ébranlement collectif que nous vivons depuis des semaines, face aux différentes situations de souffrance que nous rencontrons, nous faisons tous partie de la famille humaine.
En ces moments difficiles que traverse le monde entier, continuons de prier ensemble et offrons notre cœur à ceux qui sont touchés par les blessures de la vie.
Au côté de Marie, nous sommes tous invités à être solidaires dans la prière et dans l’attention fraternelle.

 

Jour 11 :

Croix de l'Ancien Cimetière

 

  

La parole de Dieu  (Psaume 91, 13-16) 

"Puisqu'il m'aime avec affection, dit le Seigneur, je le délivrerai ; je le mettrai en sûreté, car il connaît mon nom. Il m'invoquera et je l’exaucerai ; je serai avec lui dans la détresse ; je l'en retirerai et le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir ma délivrance."

Dieu aime les justes, qu’il rassasiera « de longs jours » dit le psaume 91. Comment, en le priant, ne pas penser aux « personnes fragiles », aux « personnes à risques », celles qu’il faut protéger en priorité du coronavirus ! « Fragiles » ? Oui sans doute, face à ce virus et à bien d’autres maux. Mais elles ont aussi une arme redoutable qu’elles manient quand l’inactivité et la solitude font traîner les jours ou que l’insomnie n’en finit plus de faire durer la nuit. Cette arme invincible c’est la prière. Elles la mettent au service de ceux qu’elles aiment, pour le monde, pour l’Eglise, pour la paix, pour les morts… ou plus encore !  Elle les relie entre eux et en fait le « monastère invisible » cher à Saint Jean-Paul II. Ce monastère n’a ni cloître, ni clocher, ni clôtures. Il a creusé ses fondations dans le cœur de chacun, pour le bien de tous.

 

Prions avec le Mouvement Chrétien des Retraités  (Maurice Vigier)

Pendant cette période de confinement, profitons-en pour prier. Rendons grâce à Dieu d’avoir tout loisir d’admirer sa création, d’entrer en communion avec la nature et de nous permettre de rendre notre vie moins superficielle.

Seigneur Jésus, aide-nous à un élan de solidarité envers les autres et que la formule : " Qu’ai- je à craindre de vous ? " devienne : " Que puis-je pour vous ? "

Prions Marie qui nous fait avancer pas à pas sur les chemins vers Dieu en qui nous avons   confiance et qui ne nous abandonne pas.

 

Jour 12 :

Croix de l'Ancienne Eglise 

 

 

 

La Parole de Dieu (Luc 10, 30-34)

"Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.

Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui."

Cet homme, ce blessé roué de coups sur le bord du chemin, n’exige plus rien. Il est comme retranché du monde, « à moitié mort ». Pour retrouver sa dignité d’homme, il faut que se penche sur lui le visage d’un autre homme, qui ne regarde ni son origine, ni sa condition sociale, ni son âge. Cet autre aurait pu, lui aussi, passer outre et donner à l’homme tombé à terre, un dernier coup, plus fatal encore, un coup d’indifférence. Mais par sa compassion, il lève l’exclusion et le restaure dans la communauté des vivants.

« Qui a été le prochain de l’autre ? » (v.36)

 

Prions avec le Service Evangélique des Malades (David Huguet)

En ces moments difficiles à vivre, nous soignants, sommes dépourvus de moyens humains et de moyens matériels. Donne-nous la force, Toi, Jésus Christ, source de vie et de santé !

Que notre amour du soin grandisse, pour nous permettre d’être plus forts face à des situations compliquées, lorsque l’on ne voit pas la porte de sortie.

Seigneur, accompagne aussi les familles qui n’ont pas pu suivre les derniers instants de leurs proches.

Merci Seigneur.

 

Jour 13 : 

Chapelle Notre-Dame-de-Lorette

 

 

 

Histoire de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette d’après les notes de Sébastien Reix

L’église Saint-Sauveur, aujourd’hui détruite, était le siège de la paroisse de Bellac jusqu’au XVIIIe siècle. L'église Notre-Dame de Bellac, n’était qu'une succursale. En 1621, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Lorette est fondée à proximité du village de Saint-Sauveur Elle ne ressemblait en rien à la chapelle actuelle. Confisquée à la Révolution elle est revendue à la famille Mallebay-Décheyrat. Mais elle ne tarde pas à tomber en ruines. La nuit du 12 juin 1805, une violente tempête lui donne le coup de grâce en mettant à terre ce qui restait de la toiture. L’abbé Mérigot décide de redonner vie à ce lieu. Il fait rebâtir une chapelle. Il avait peu de moyens et comme il le disait lui-même, l’ensemble ressemblait plus à une grange aménagée qu’à un lieu de culte ! Elle fut inaugurée le 8 septembre 1843 mais se dégrada très vite.

En 1858, le Chanoine Jacques-Antoine Fourton est nommé curé archiprêtre de Bellac. C’est un creusois. Il est entreprenant, il a des idées plein la tête et des appuis financiers. Il va voir le pape Pie X au Vatican, obtient le décret d’affiliation de la chapelle à la « Santa Casa de Loreto » en Italie et, à son retour, fait raser ce qui reste de la chapelle de l’abbé Mérigot. Et la nouvelle chapelle est rebâtie à peu près dans la forme que nous voyons aujourd’hui et consacrée le 9 septembre 1865.

Nous avons fêté dignement le 150ème anniversaire de sa reconstruction en 2015 ! Elle a fière allure notre chapelle campée sur l'éperon de Saint-Sauveur, avec sa façade néogothique. Son clocher avec sa flèche en granit s'élève à une hauteur de 25 m ! La sculpture du tympan du portail, en calcaire, représente la légende de Lorette. À gauche de la porte, une pierre millésimée 1621 est la seule qui reste de la chapelle d’origine.

La statue de la Vierge à l'Enfant (XVII e siècle), en bois polychrome, provient sans doute de la chapelle de 1621. Elle a été portée en procession jusqu’à nos jours mais, vu son grand âge, on se contente de la sortir sur le seuil aux messes solennelles en plein air.

Les vitraux, signés par l'atelier Lobin de Tours (1865), et les tableaux en plâtre évoquent des épisodes de la vie de la Vierge. Le vitrail central du chœur représente le même thème que le tympan du portail : au-dessus des nuages, la maison de la Vierge est portée par trois anges vêtus de couleurs vives. Marie est assise sur le toit, l'Enfant sur les genoux. Au sol, la population contemple la scène dans une attitude de sincère dévotion.

Maintenant encore, nous la contemplons avec la même émotion et nous la vénérons avec le même zèle amoureux. 

 

Prière à Notre-Dame-de-Lorette

Marie, tu es dans le cœur de tous. Tu viens, dans notre quotidien nous dire : " Faites tout ce qu'il vous dira."

En cette période de crise sanitaire, intercède pour nous afin que notre oui se renforce et nous enracine durablement dans la Foi au " Christ, le Fils de Dieu", notre frère. Sois avec nous dans l’épreuve que nous traversons, dans nos tristesses et nos angoisses.

Soutiens les malades et ceux qui les soignent. Donne-nous de nous tourner vers toi en confiance et de prier, avec toi, ton Fils bien aimé. Veille sur les habitants de la paroisse, que ton cœur de Mère ne cesse de les aimer!

Ils mettent leurs pas dans les tiens.
La première en chemin, Étoile du matin,
tu nous prends par la main
et nous conduis dans les bras de notre Mère l'Eglise. 

Notre-Dame-de-Lorette, bien-aimée et vénérée de tes enfants, donne-nous l'élan et le dynamisme pour annoncer aux hommes et aux femmes de notre temps, et plus particulièrement aux plus petits, aux fragiles, aux exclus, aux «périphéries », la Bonne Nouvelle du Christ mort et ressuscité pour nous.

Tu as été la demeure de l'Unique Sauveur :
qu’à ton exemple, notre cœur devienne la demeure du Sauveur.

Notre-Dame-de-Lorette, prie pour nous!

Amen

 

Jour 14 :

Croix du Calvaire

 

 

La Parole de Dieu  (Mt 25, 34-40)

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! ”Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? ”Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” 

Ces paroles retentissent très fort dans le contexte actuel de crise sanitaire, sociale et économique. Nombreux sont ceux qui retroussent leurs manches, ouvrent leur cœur et leur porte-monnaie, s’ingénient à trouver des solutions…

Se mettre à la place de l’autre pour essayer de comprendre ce qu’il vit et l’aider, c’est faire le bien. Mais Jésus nous demande d’aller plus loin : Il nous demande de voir Dieu à la place de l’autre ! Alors notre vie et nos actions prendront tout leur sens. Elles seront signes du Royaume et gages de l’héritage promis.

Prions avec le Secours Catholique (Madeleine Chabroux) 

Seigneur, ton regard d’amour se pose actuellement sur ceux qui sont accablés par tous les soucis financiers et autres, liés à cette pandémie.

Tu nous appelles à suivre ta trace, à nous aider les uns les autres, à être plus près de tous ceux qui attendent une main tendue, un accueil chaleureux. Aide-nous à être plus attentifs à la détresse de nos frères dans le besoin ou dans la solitude, à les accompagner fraternellement sur leurs chemins sinueux, afin de leur permettre de se relever et de continuer leurs routes avec confiance.

 

Jour 15 :

Croix de la route de Blond

 

 

La Parole de Dieu  (Jn 13, 4-5.12-15)

Au cours du repas... Jésus se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture…Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

C’est devant chacun de nous que Jésus se penche pour laver nos pieds, Lui, le « Seigneur et Maître ». Son regard pénètre jusqu’au fond de notre cœur. Profond, intense. Il dit : « Ce que j’ai fait pour toi, fais-le, toi aussi ! » Seuls ceux qui auront consenti, avec humilité, à tendre le pied, à affronter ce regard et à écouter ces mots, pourront établir une relation saine, respectueuse et fraternelle avec tous les hommes, quels qu’ils soient.

Prions avec les Conférences Saint-Vincent-de-Paul  (Annette Pigeault) 

Seigneur Jésus, Toi qui nous as montré lors du Jeudi Saint avec quel Amour tu étais serviteur de tes frères, en t’abaissant vers les apôtres pour leur laver les pieds, guide-nous en cette période si difficile vers les plus démunis ; montre-nous les gestes d’Amour vers les personnes isolées en institutions (EPHAD, AREHA etc....) et à domicile. Nous ne pouvons pas les visiter en ce moment mais, par la prière et avec l’action de l’Esprit Saint, nous continuons de leur transmettre notre amitié, notre fraternité et notre secours.

Et Toi Vierge Marie, si humble et si douce, intercède auprès de Ton Fils notre Seigneur Jésus- Christ, afin qu’il envoie vers nos frères les plus vulnérables, son arc en ciel de bonté et d’espérance.

 

Jour 16 : 

Croix du Coq

 

 

La Parole de Dieu  (Ga 3, 27-29)

« En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. Et si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse » 

« Revêtir le Christ » chaque matin, c’est se laisser envelopper de Miséricorde puisqu’il est Amour ! C’est endosser le manteau de Justice puisqu’il est le Juste par excellence ! C’est défendre ce principe fondamental que tout Homme, quel qu’il soit, est digne de vivre, qu’il est unique et irremplaçable. 

Prions avec le Comité de jumelage (Catherine Caux)

Seigneur, le confinement nous éloigne physiquement de notre famille, de nos amis, de notre communauté, comme nous le sommes habituellement de nos frères du Diocèse de Ouahigouya. Nous te prions, en ces temps difficiles, pour tous et encore plus pour nos frères Burkinabé, victimes du coronavirus mais aussi du terrorisme (les attaques se poursuivent), de la forte chaleur et du manque d’eau et de nourriture durant ces mois d’avril et de mai. Nous te prions pour que tout Homme puisse trouver le réconfort dans un appel, un mail, un SMS … dans tout geste fraternel. Nous te prions pour que la prière nous unisse, ici et là-bas.

 

Jour 17 :

Dernière étape : Arrivée à l'église Notre-Dame de Bellac

Photo des pèlerins passant sous les statues : une fraternité réconciliée pour toujours

 

 

La Parole de Dieu (Apo 21, 1-7)       

Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus. Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari. Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Et il dit : « Écris, car ces paroles sont dignes de foi et vraies. » Puis il me dit : « C’est fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, moi, je donnerai l’eau de la source de vie, gratuitement. Tel sera l’héritage du vainqueur ; je serai son Dieu, et lui sera mon fils. 

Au terme de la route… la Lumière du Vivant de Pâques ! Nous sommes arrivés au but de notre procession, mais il y a encore tant de routes de fraternité à arpenter ! Celui, celle, qui marche accepte de se désencombrer. Il faut parfois cheminer longtemps le front bas avant que ne s’éclaire l’horizon. En cette vie, nous ne voyons pas toujours clairement et nous comprenons encore moins. Pourtant, nous avançons, sûrs que notre ‘oui’ quotidien ne restera pas sans récompense.

Prions avec le Père Vignéras 

Tant d’hommes et de femmes, d’enfants, n’ont pour seule demeure que les grands vents du dehors, que des chemins minables d’exil, que des routes apparemment sans lendemains…

Donne-leur, Seigneur, nos yeux pour les reconnaître dans leur dignité ; ouvre-leur nos cœurs comme véritables repos d’amour ; conduis nos bras jusqu’à la générosité de notre service. Parce que le Seigneur s’est glissé au milieu d’eux et que c’est à la mesure de notre justice et de notre charité que nous entrerons dans les terres nouvelles du Cœur de Dieu. Amen.

 

Esprit de Dieu, terres nouvelles (Gambarelli/Akepsimas/Studio SM)

Refrain :

Esprit de Dieu, terres nouvelles, nouvelle chance !

Esprit de Dieu, Bonne Nouvelle, nouvelle alliance !

 

Conduis-nous, Seigneur,

Conduis-nous, Seigneur,

Vers ces nouvelles terres Promises par le Père.

Esprit de Dieu, Esprit de Dieu,

Regarde ton Église, Peuple autour de l’arche.

Nous sommes ton Église Et tu es notre Dieu,

Nous sommes ton Église Et tu es notre Dieu,

Le Dieu d’un peuple en marche.

 

Apprends-nous, Seigneur,

Apprends-nous, Seigneur,

La force du partage, L’amour à ton image.

Esprit de Dieu, Esprit de Dieu,

Rassemble ton Église, Peuple d’espérance.

Nous sommes ton Église Et tu es notre Dieu,

Nous sommes ton Église Et tu es notre Dieu,

Le Dieu d’un peuple immense.

 

Montre-nous, Seigneur,

Montre-nous, Seigneur,

La route qu’il faut suivre Pour vivre en hommes libres.

Esprit de Dieu, Esprit de Dieu,

Ravive ton Église, Peuple de prophètes.

Nous sommes ton Église Et tu es notre Dieu,

Nous sommes ton Église Et tu es notre Dieu,

Le Dieu d’un peuple en fête.

 

Chant en entrant dans l’église : Laudate Mariam