Tribune libre

Crise sanitaire du Covid-19

Fil d'actualité destiné aux paroissiens de Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Martin-en-Basse-Marche et Saint-Pierre-Saint-Paul

 

Comment ont-ils vécu le confinement? 

Les paroissiens témoignent 

 

Maurice Vigier

« Il a eu un aspect très apaisant, qui m’a permis de réfléchir à ma façon de vivre. Je rends grâce à Dieu qui m’a montré le côté futile, superficiel de certaines de mes actions. Toujours plus vite, toujours plus loin… comme si nous étions emportés dans un cycle infernal.

« Tandis qu’à leurs œuvres perverses les hommes courent haletants, » dit le poète, Dieu nous montre un autre chemin ; le chemin d’une vie plus sereine, plus saine, où nous pourrons l’adorer à travers sa Création et nous émerveiller devant la Nature.

Je rends grâce à Dieu qui m’accompagne et que je prie chaque jour davantage, qui me donne la paix et m’aide à communiquer avec les autres, qui m’invite à lire quelques pages d’Evangile, ce que je ne prenais pas le temps de faire auparavant.

Mais ce confinement a eu aussi un côté restrictif et contraignant. Les autres nous manquent, nous avons hâte de les revoir. Toutes les messes sur écran, aussi belles soient-elles, ne valent pas celles de nos églises, avec notre prêtre, avec les chants, les prières, l’orgue, avec l’eucharistie partagée dans la convivialité.

Et Dieu dans tout ça ? N’est-il pas en train de nous donner une leçon d’humilité ? De nous montrer que malgré les techniques les plus modernes, les progrès scientifiques les plus spectaculaires, nous sommes vulnérables et impuissants ?

N’ayons pas peur, ayons confiance en Lui, qui nous aidera à trouver la solution d’une vie nouvelle plus apaisée et en harmonie avec la Nature. Merci Seigneur ! »

 

Marie-Hélène Delalande 

" Pour nous, le confinement s’est fait en famille. Les écoles fermées, il a fallu s’inventer accompagnateur scolaire sans trop de préavis. Il a fallu un bon moment avant que chacun puisse prendre ses marques. Pour moi, l’activité professionnelle s’est très ralentie, ce qui a laissé du temps pour les enfants.

Wilfrid, en tant qu’exploitant agricole, a travaillé quasiment normalement, pas de confinement pour les vaches! 

Au niveau spiritual, nous avons fait un essai de célébration de la parole avec la feuille de messe paroissiale au début mais, à partir de Pâques, nous avons finalement suivi la messe télévisée, ce qui permettait à chacun d’aller et venir (surtout les plus jeunes!). Une nouvelle manière de faire Eglise et de rejoindre toutes les personnes qui ne peuvent venir à l’église. 

Ce qui nous a le plus manqué c’est de ne pouvoir voir la famille et les amis. Le téléphone ne remplace pas le repas partagé. Ce n’est pas encore d’actualité de pouvoir de nouveau se réunir mais cela nous a permis de saisir l’importance des relations amicales."

 

Louis des Monstiers-Mérinville

« Je n’ai pas le droit de me plaindre de cette période de confinement.  Au Fraisse, notre cage fut dorée, avec non seulement un cadre ravissant, mais surtout, la nature tout autour, reflet permanent de la Création. La présence de mes quatre enfants, au surplus, aura fait de ces jours la période la plus heureuse de ma vie, depuis bien des années. J’ai savouré chaque heure qui passait…et remercié le Ciel pour ses bienfaits. En famille, nous avons vécu le temps de Pâques, puis chaque dimanche, devant l’écran de notre ordinateur. Nous regardions surtout les offices présidés par Monseigneur Bozo, en la Cathédrale de Limoges et ceci, par le biais de la plateforme Youtube. La technique était souvent défectueuse, avec des arrêts de l’image, voire des coupures plus ou moins longues. J’en ai été désolé pour les techniciens du Diocèse, qui se sont donné tant de mal pour que tout fonctionne bien.

Mais j’y ai vu comme une grâce supplémentaire ! Cette ambiance des offices retransmis, dans la pauvreté des moyens, dans le dénuement des ornements et dans l’absence physique des fidèles, avait comme un « parfum de catacombes » très émouvant. Comme aux temps des persécutions, l’Eglise a été affectée par les circonstances. Mais elle va renaître, plus forte, comme il en a toujours été après les temps de crise. Nos Eucharistie virtuelles seront plus réelles que jamais : après avoir été privés de l’Etre aimé, c’est avec un bonheur décuplé que nous Le retrouverons.»

 

 

19 mars 2020

Méditons, contemplons et prions !

En ces temps troublés, très anxiogènes, Nicole Raynaud, membre de l’Equipe Pastorale de la paroisse Notre-Dame-de-Lorette, nous invite à chercher l’apaisement en contemplant et en méditant des oeuvres d’art.

"Nos ancêtres ont connu ces temps troublés dans les fréquentes périodes d’épidémie de peste, de famine ou de guerres. Des artistes locaux ont su alors créer des oeuvres que nous admirons encore aujourd’hui : saint Sébastien, saint Roch, des Vierges de Pitié, des Christ en croix de nos églises…"

Elle nous propose donc à la fois une méditation, une contemplation et une prière à partir d’une oeuvre anonyme en bois polychrome du XVIIe ou XVIIIe siècle : le Christ en croix de Saint-Barbant (Haute-Vienne).

Le texte qui suit est un hommage aux médecins et à tous les soignants qui prennent des risques pour nous.